La mode, la mode, la mode

Consacré à mes rencontres avec les gens de la mode mais également avec des quartiers ou des tendances qui m’influencent




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Swannie Aouat a crée Over : un Atelier Parisien qui assume un style unisexe, à l’image de The Kooples façon Casual. Mais à la différence que la marque pousse son concept plus loin en imaginant une ligne unique pour l’homme et la femme confondu. Cette jeune entreprise, nourrie d’une passion, s’est lancée en Février 2014 pour présenter cet automne sa première collection Made in France. Une fabrication française pour des raisons pratiques, marketing, éthiques, et surtout l’envie d’être proche de sa production. Inspirée par ses voyages en Europe et le travail de Monsieur Wang, Swannie imagine « LA dégaine », un look décontracté qui se révèle par l’appropriation qu’en fait son possesseur. Swannie Aouat est déjà présente dans une dizaine de points de vente, de Perpignan au Havre en passant par Paris.

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- Rencontrée chez ISI PARIS -

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Dayana Rosa est une styliste ambitieuse mais pas que. Elle est aussi la Vice-présidente d’OMEGA Production, une organisation qui forme et accompagne de jeunes artistes souhaitant intégrer les métiers très prisés de la Mode, de l’image et du spectacle. Son inspiration créative semble naître du milieu qu’elle côtoie : la danse, la photographie et la scène. Autodidacte, Dayana se lance dans la création en 2012 après s’être longtemps exercée sur sa machine à coudre. Elle imagine une Mode à part qui ne suit ni les tendances ni les saisonnalités. En dehors des règles, elle se différencie par ses expériences de style : Dayana me confie tirer son inspiration des matières qu’elle perçoit comme le bétonnage des rues, les couleurs et les nuances de la ville. Dayana Rosa se défie de nager à contresens et empêche que la tendance dicte ses envies « Quand je fais un vêtement et que j’ai ce sentiment de déjà vu, je le recommence ».

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- Rencontrée chez ISI PARIS -

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J’ai rencontré Isabelle, créatrice de la marque Saint Loup à Nantes. Un échange qui m’a amenée à poser la question de la définition du haut de gamme et de son évolution dans le temps. Le luxe est à l’origine la détention et l’utilisation d’un produit rare. Les groupes de luxe actuels, basés sur une logique financière et industrielle, semblent ouvrir une brèche de développement économique aux plus petits ateliers de production qui répondent davantage aux critères du haut de gamme.

Qu’est-ce qu’était un produit de luxe ? Qu’est-ce qu’il est devenu aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’il devrait être ou que sera le produit de luxe ?
À l’époque de nos arrières grands-mères, appartenir à la « Haute » passait par les boutiques familiales et leurs ateliers artisanaux pour acheter sur mesure : les costumes de tailleur étaient la démonstration d’une certaine position sociale. Aujourd’hui, le luxe se noie dans la production de masse permise par des usines à moindre coût éparpillées dans les terres les plus pauvres du monde. Paris a cédé à ce qui faisait d’elle la capitale de la mode, de l’élégance et du glamour pour se perdre dans le business de la mondialisation. Les Asiatiques se ruent et patientent aux portes de Louis Vuitton pour ne voir que le musée de ce qui a été le luxe. Quand Vanessa Bruno ou Longchamps ont imaginé des bagages légers pour la classe moyenne, les rues débordaient de ces sacs aux faux symboles de richesse. Produits en masse, ces articles paraissent la contre-valeur de la haute couture.

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L’Atelier Saint-Loup
Aujourd’hui, les vrais amoureux de fashion design se tournent vers des ateliers intimistes maîtrisant leur propre chaîne de production et capable de concevoir un article pensé spécialement pour eux. Isabelle travaille le cuir depuis 7 ans et a créé sa propre marque. L’atelier Saint Loup a 3 ans et compte dans son usine 4 personnes. Elle a commencé à domicile pour son plaisir et celui de ses proches, et s’est rapidement constituée un carnet de commandes avec son entourage et les amis de ses amis : « le projet a très vite pris le pas sur tout le reste » me confie-t-elle. Elle prendra ses marques 4 bis de la ville en Pierre à Nantes. Aujourd’hui elle vend principalement sur Paris mais est sollicitée de plus en plus dans d’autres lieux. Une prochaine collaboration avec My Little Box est inscrite sur son Moleskine.

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Passionnée par la création, soucieuse de la qualité du façonnage, elle s’est lancée dans l’aventure de l’entreprenariat. L’objectif était « de vivre la création » comme elle le dit : du choix de la peau à la rencontre avec le client, le véritable utilisateur. Notre créatrice consacre son temps à la résurrection du haut de gamme. Les gros chiffres ne sont pas la priorité de l’atelier. Un système qui malgré les contraintes de coût et un choix économique limité permet davantage de réactivité sur les tendances. Isabelle se vante d’une collection à son image et ne subit pas la pression des couleurs dictées par les défilés de la Fashion Week. D’un caractère observateur, notre créatrice reconnaît cependant se laisser influencer par la rue et la toile. Un de ses secrets de fabrication, le découpage et les collages d’images façon Pinterest sans UHU. Ces cahiers aux odeurs écoliers sont sa Bible. Par ailleurs, Son inspiration fleurit entre les murs des hangars qui révèlent chaque année de nouvelles peaux et ce sont les possibilités offertes par l’animal qui ont contribué à son amour du cuir. L’échange avec sa clientèle et ses fournisseurs répond également à ses besoins créatifs.

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L’atelier nantais est un lieu confidentiel et presque innocent représenté par un loup, masque coquin, véritable marque de dissimulation pour ne réserver son vrai visage qu’aux curieux : un produit de luxe est une part de rêve qui semble s’offrir à certains initiés.


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